Anne-Marie Porras

Depuis le début des années 80, Anne-Marie Porras voue une passion sans réserve pour la danse et les danseurs. Qu’elle forme les danseurs ou qu’elle les mette en scène dans ses chorégraphies, ce profond respect de l’interprète est perceptible au travers de son exigence artistique envers leurs qualités sensibles de présence et de jeu.

Dès lors, elle met les enseignements qu’elle a reçu et son expérience acquise auprès des grands noms de la danse à Paris, Bruxelles ou New York, au service du centre de formation supérieure du danseur
« EPSEDANSE » qu’elle ouvre en plein cœur du quartier populaire de Figuerolles à Montpellier.

Peu après, Rudy Bryans, danseur étoile du Ballet de Marseille et Grand Prix Nijinsky, intègre EPSEDANSE et contribue à la notoriété internationale de l’école par l’apport de son enseignement classique de haut niveau. Epsedanse est aussi une école ouverte sur le monde qui accueille de nombreux étudiants étrangers et qui développe des programmes d’échanges internationaux comme prochainement avec le Centre de développement chorégraphique « La Termitière » au Burkina Faso. Cet enseignement pluriel de haut niveau technique, soucieux de préserver les singularités individuelles et d’épanouir le tempérament artistique et sensible des danseurs autant que faire se peut est sans doute l’une des raisons qui conduit ses étudiants à être engagés au sein des compagnies internationales les plus prestigieuses comme la compagnie Pina Bausch, le Ballet de Lausanne de Maurice Béjart ou le San Francisco Ballet.

Le compositeur Armand Amar, auteur des musiques des films « Amen » et « Indigènes » notamment, ou l’éclairagiste Jacques Chatelet, créateur de lumières d’Opéra et pour le Ballet Prejlocaj, sont ses plus fidèles collaborateurs artistiques. Un passage frayé vers le cinéma lorsque Claude Lelouch fait appel à ses talents pour chorégraphier des parties du film « Les Uns et les Autres », confirmera son goût pour la mise en scène d’hommes et de femmes confrontés aux troubles des passions et des sentiments. Après avoir vu l’une de ses pièces chorégraphiques, le réalisateur Costa Gavras qualifiera de cinématographique le regard d’Anne-Marie.